Cet océan si bleu et si grand qui s’étend devant moi est tellement troublant. Où mène-t-il ? Il y a-t-il des routes comme sur la terre ? Ou des chemins que sais-je. Un jour, je me le promets, j’iraisvoir, et j’irais voir le plus loin possible, je prendrais la première voie express, je n’aurais qu’à suivre les panneaux pour rentrer. Après tout, à chaque fois que j’ai voyagé, on a toujours suiviles panneaux et on ne s’est jamais perdu. Ça doit être facile à conduire un bateau en plus, il suffit de ramer et on n’est pas embêté par toutes ces pédales auxquelles je ne comprends rien. J’ai tropenvie d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté. Bon, attendre, c’est pas pour moi. Il faut que j’y aille aujourd’hui, ou plutôt maintenant. Je sais que le voisin a une barque pour aller pêcher, jen’ai qu’à lui emprunter et lui laisser un mot parce qu’en pleine journée comme ça il travaille. Bon je vais chercher du papier et un stylo puis j’y vais.
Il y avait une chose à laquelle je n’avais paspensé. Le bateau de mon voisin est dans son jardin mais il y a son chien. Et pas le petit chihuahua, le gros saint-bernard, celui qui aboie de toutes ces forces quand on passe et qui ferait trembler leplus courageux des pirates. Je dois chercher après un stratagème pour l’éloigner. Je retourne chez moi pour prendre à manger et je me rends compte que je n’en avais pas pris pour moi. Alors je remplismon sac de bonbons, je prends une saucisse pour le chien et je pars.
Voilà, je lance la saucisse et comme prévu, le chien saute dessus, la ramène dans sa niche et je ne l’ai plus entendu. Moi, jeprends le bateau, je dépose le mot, et je m’en vais. Les rames sont dedans et il a fière allure. C’est une barque verte, avec écris chéri sur le bord. C’est un drôle de nom pour un bateau. Je vais surla plage à un quart d’heure de chez moi, je lance la barque dans l’eau, puis mon sac dedans, puis je cours et j’y saute à mon tour. C’est parti, mon petit voyage commence.
C’est agréable la mer,…